Cirque avec des eurodéputés croates

La visite de députés européens croates à Mostar et au Parlement national croate au début de la semaine dernière, exprimant leur inquiétude face à la situation politique, soulignant la privation du droit de vote des Croates dans le pays et annonçant une aide à la stabilisation de la situation, est une bizarrerie unique dans l’histoire générale de la politique moderne et de la démocratie en Europe. Tout d’abord, à cause de l’une des députées, Zeljana Zovko, dont la déclaration spectaculaire mérite donc d’être citée intégralement : « Nous avons pour mission de déterminer l’ensemble du contexte de la situation actuelle en Bosnie-Herzégovine, en ce qui concerne les amendements à la loi électorale, et ce que nous, en tant que représentants du HDZ de la République de Croatie et membres du Parlement européen, pouvons faire pour remédier à cette situation préoccupante, l’expliquer à nos collègues du Parlement européen, mais nous sommes également ici pour répondre aux questions du public de la BiH sur ce qui est fait au Parlement européen pour que la BiH se stabilise et devient la candidate à l’adhésion »

La visite de députés européens croates au Parlement national croate soulignant la privation du droit de vote des Croates dans le pays est une bizarrerie unique dans l’histoire générale de la politique moderne et de la démocratie en Europe

Ainsi, Željana Zovko, qui, comme elle l’indique dans sa biographie officielle sur le site Internet du Parlement européen, a exercé les fonctions et fonctions suivantes : chef de cabinet du membre croate de la présidence de Bosnie-Herzégovine, conseillère en politique étrangère auprès du Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine, Représentant permanent de la Bosnie-Herzégovine auprès de l’Organisation mondiale du tourisme auprès du FIDA, de la FAO, du PAM, conseiller en politique étrangère auprès du Premier ministre, ambassadeur en Espagne ; représentant permanent auprès de l’Organisation mondiale du tourisme; ambassadeur non résidents au Maroc, ambassadeur en France ; Représentant permanent auprès de l’UNESCO ; ambassadeurs non-résidents en Algérie, à Monaco, en Andorre et en Tunisie, chefs de cabinet du membre croate de la présidence, associé aux relations publiques – bureau du membre croate de la présidence de BiH et couronne de tout l’ambassadeur de BiH en République italienne et ambassadeur permanent non-résidents à Malte et à Saint-Marin qu’elle a quittés pour devenir membre du Parlement européen depuis la Croatie, elle vient en Bosnie-Herzégovine pour déterminer « tout le contexte de la situation actuelle en BiH ».

C’est un scénario que même les Monty Python n’auraient pas deviné, et la chose la plus amusante dans toute l’histoire est que Zovko elle-même ne se rend pas compte que sa carrière réfute de la manière la plus convaincante les affirmations sur la mise en danger des Croates en Bosnie-Herzégovine et souligne le bizarrerie de la situation.

Nous pouvons maintenant discuter de la politique de la Croatie, qui a décidé d’accorder la citoyenneté à tous ceux qui se sentent et se déclarent croates, après quoi, logiquement, pratiquement tous les Croates de Bosnie-Herzégovine ont décidé de prendre la citoyenneté croate. Principalement parce que le passeport croate leur offre de nombreux avantages objectifs. Mais il est d’autant plus, du moins maladroit, sinon indécent, de parler de privation par rapport aux autres.

De plus, le fait qu’une bonne partie de la population qui n’a jamais quitté la Bosnie-Herzégovine, n’étant pas la diaspora croate non plus, vote aux élections croates est essentiellement indécent. Et pas pour la raison qu’elles affectent vraiment le résultat final des élections, parce que ce n’est tout simplement pas vrai, et cela ne s’est jamais produit, malgré la croyance répandue dans le public libéral de gauche qui méprise les gens de BiH. C’est impoli parce qu’il n’est pas acceptable de voter aux élections dans un autre pays sans ressentir les conséquences de son propre choix.

Le fait que Dragan Covic, en tant que membre de la présidence de Bosnie-Herzégovine, ait voté aux élections pour le président croate afin que tout le monde le voie est non seulement indécent mais aussi bizarre au-delà de toute mesure. Mais même le cas unique du président d’un pays votant à l’élection du président d’un autre pays, avec qui il devrait négocier demain pour protéger les intérêts du pays qu’il préside, bien que immémorial, est incomparable au cas de Zeljana Zovko.

C’est un scénario que même les Monty Python n’auraient pas deviné, et la chose la plus amusante dans toute l’histoire est que Zovko elle-même ne se rend pas compte que sa carrière réfute de la manière la plus convaincante les affirmations sur la mise en danger des Croates en Bosnie-Herzégovine et souligne le bizarrerie de la situation.

À savoir, il n’est ni interdit ni rare d’avoir une double nationalité. Or, au sens politique et diplomatique, il est inconcevable qu’un homme ait une fonction politique sérieuse dans laquelle il représente un pays, puis du jour au lendemain il décide de changer de loyauté et de représenter un autre pays. C’est la raison pour laquelle les États-Unis ont rejeté la proposition de Karamarko selon laquelle Ivo Banac, qui était également citoyen américain, serait l’ambassadeur de Croatie à Washington, car vous ne pouvez pas avoir une double loyauté en diplomatie.

D’où le cas de Željana Zovko, qui quitte le poste d’ambassadrice de Bosnie-Herzégovine en Italie pour devenir députée européenne croate, pour venir maintenant dans son propre pays dans lequel elle a passé toute sa vie, se familiariser avec la situation politique est un cas unique, excellent pour la recherche en sciences politiques. Et en même temps une affaire qui témoigne de façon éclatante des raisons de la méfiance à l’égard de la politique du HDZ en Bosnie-Herzégovine. C’est assez surréaliste que ce n’est pas clair pour Zovko elle-même, ainsi que pour tous ceux qui lui ont permis de faire ce tour, que ce soit non seulement impoli, mais aussi que ce ne soit pas intelligent du tout.

Dragan Markovina

Source : Cirque avec des eurodéputés croates

UE/États-Unis/ Un accord pour la désintégration de la Bosnie-Herzégovine

La politique de l’UE en Bosnie-Herzégovine – en fait dans les Balkans occidentaux au sens large – est sur une trajectoire défaillante depuis qu’elle a pris les rênes il y a une décennie et demie.
Maintenant, en coopération avec les États-Unis et le Royaume-Uni, elle cherche à camoufler cet échec par l’apaisement des séparatistes en Bosnie, tout en offrant gratuitement une victoire géopolitique à l’adversaire russe.

Cela reviendrait en effet à s’entendre avec les dirigeants nationalistes du pays dans une voie accélérée vers la désintégration ethno-territoriale de l’État – qui ne serait pas pacifique.
Pourtant, nous voyons déjà qu’un tel coup diplomatique serait présenté comme une réussite plutôt que comme un échec évitable.

C’est une pratique séculaire dans les négociations diplomatiques de presser le côté le plus faible jusqu’à ce qu’un accord soit en vue.
C’est la mission qui a amené Angelina Eichhorst, directrice générale pour l’Europe du service diplomatique de l’Union européenne, à Sarajevo la semaine dernière, exaspérant les citoyens et les décideurs politiques pro-européens et pro-américains de la BiH : faire équipe avec l’envoyé américain Matthew Palmer et serrer le principal parti bosniaque, ainsi que l’opposition non nationaliste, à accepter un accord sur la soi-disant réforme de la loi électorale qui approfondirait juridiquement et institutionnellement la division ethno-territoriale en Bosnie-Herzégovine.

Tout cela se déroule contre la pire crise du pays depuis l’accord de paix de Dayton de 1995. Le leader des Serbes de Bosnie Milorad Dodik, de mèche avec le HDZ et enhardi par Zagreb et Belgrade, a intensifié son attaque de dix ans et demi contre l’ordre constitutionnel d’après-guerre du pays, annonçant des mesures de grande envergure par les institutions de la Republika Srpska vers la sécession de cette entité de BiH.

La dernière escalade a eu lieu au cours des six derniers mois après que des diplomates européens et américains sur le terrain en Bosnie-Herzégovine, soutenus par des responsables de rang intermédiaire à Washington et à Bruxelles, aient organisé des pourparlers entre les partis sur les réformes électorales et la soi-disant « réforme constitutionnelle limitée ».
Ces pourparlers ont pris de facto la forme d’une collusion pour satisfaire les agendas nationalistes inassouvis des dirigeants politiques, en premier lieu celui de Dragan Čović, chef du HDZ BiH, le principal parti croate de Bosnie, qui veut sauvegarder sa primauté parmi les électeurs croates de Bosnie.

Le haut représentant de l’UE de l’époque en Bosnie-Herzégovine, Valentin Inzko, suite aux pressions exercées par l’UE et les États-Unis pour soutenir l’accord qu’ils négociaient, a réagi en imposant une loi contre la négation du génocide et la glorification des crimes de guerre et des criminels le dernier jour de son mandat ; un geste tout à fait personnel et moralement compréhensible, mais dépourvu de tout cadre ou soutien stratégique.



Cette décision a déclenché un débrayage des Serbes de Bosnie des institutions centrales. Cela a également rendu la vie difficile à son successeur, l’Allemand Christian Schmidt.

La nomination mal conçue de Schmidt par la chancelière allemande Angela Merkel elle-même, sans politique ni plan stratégique clair, a rendu l’escalade encore plus facile. Cela a poussé Dodik à remettre en cause la nomination même de Schmidt et plus largement l’existence du Bureau du Haut Représentant (OHR), soutenu par la Russie, qui a amplifié ses propres activités anti-occidentales concernant la BiH.

Veto russe à l’ONU

Cette décision a soulevé le risque d’un veto russe du Conseil de sécurité de l’ONU contre la force de maintien de la paix de l’UE en Bosnie-Herzégovine, l’EUFOR, dont le mandat doit être renouvelé chaque année.

Milorad Dodik est arrivé au pouvoir en tant que chef de la Republika Srpska, l’entité serbe de Bosnie-Herzégovine, en 2006, à peu près au moment où l’Union européenne a pris la direction de la communauté internationale dans le pays.

Depuis, les choses sont dans une spirale descendante. Dodik a testé les lignes rouges de l’Occident environ trois douzaines de fois en menaçant d’appeler divers référendums ou de faire une sécession pure et simple ; les réponses faibles de l’Occident ont contribué à saper l’intégrité du gouvernement central et à faire reculer les réformes très démocratiques et l’état de droit prétendument nécessaires pour que le pays fasse les progrès nécessaires pour la candidature à l’UE.



Cette fois-ci, Dodik lui-même a semblé surpris par le manque de résistance de l’UE et des États-Unis, ce qui, selon certains rapports, l’a poussé à intensifier ses menaces au-delà de l’endroit où il avait l’intention d’aller.

Il y aurait eu un geste simple pour arrêter l’aventurisme de Dodik tout en dissuadant un éventuel veto russe contre l’EUFOR. L’envoi de renforts à l’EUFOR et le déploiement de troupes de l’EUFOR et de l’Otan dans la ville stratégique de Brčko, un district autonome qui coupe la RS en deux, aurait démontré la volonté stratégique de l’UE d’empêcher un grave défi à la sécurité et à l’intégrité territoriale du pays.

Hélas, cette volonté n’existe pas – et la stratégie non plus.

Au lieu de cela, le vide laissé par l’absence d’une politique occidentale stratégique et d’une volonté politique a été comblé par les responsables de niveau inférieur Eichhorst et Palmer – qui ont tout les deux également été des acteurs cruciaux dans la dangereuse poussée UE-États-Unis vers un accord d’échange de terres ethno-territorial. entre le Kosovo et la Serbie en 2017-20.

‘Apaisement’

Et en Bosnie, ils semblent déterminés à apaiser les deux programmes nationalistes qui divisent par le biais d’un accord global : ou cantons), un élément clé sur la liste de souhaits de Dodik, en échange de l’annulation des mesures de sécession immédiates ; tandis que le HDZ BiH obtiendrait son accord de réforme de la loi électorale, lui assurant un siège à la présidence du pays à trois membres grâce à l’ingénierie électorale.

Un tel accord approfondirait la division ethno-territoriale de la Bosnie-Herzégovine et mettrait en place les contours d’un démembrement progressif, aidé, encouragé et légitimé par l’UE et les États-Unis.

Déclarer la victoire et prétendre que le pays remplissait les conditions pour fermer l’OHR (« résoudre » le problème des biens de l’État et de la défense, longtemps bloqué par les actions anticonstitutionnelles de la RS, est au cœur des conditions 5+2 de fermeture) reviendrait en même temps temps supprimer le dernier instrument exécutif de la communauté internationale pour arrêter la spirale descendante, avec l’EUFOR.

La France, les États-Unis et le Royaume-Uni semblent tous sur la bonne voie pour télégraphier un message de soutien réduit au haut représentant pour éviter un veto russe (et potentiellement chinois) à l’EUFOR prévu mercredi 3 novembre au Conseil de sécurité de l’ONU.

Moscou et Pékin n’ont pas pu opposer leur veto à la nomination de Schmidt ; ils peuvent s’opposer à l’EUFOR au CSNU.

Les capitales de l’UE, notamment Berlin et Paris, doivent enfin s’intéresser à la situation et affronter le transactionnalisme politique du Service européen pour l’action extérieure, en le remplaçant par une politique plus stratégique.


Le haut représentant Borrell doit commencer à faire son travail, comme le demande une lettre signée par les députés des quatre principaux groupes politiques du Parlement européen le 21 octobre, et remplacer Eichhorst dans son rôle actuel.

L’OHR de Christian Schmidt doit prendre au sérieux la défense de la Bosnie-Herzégovine et des accords de paix de Dayton et repousser la dangereuse impulsion de conclure des accords de l’UE et des États-Unis.

L’EUFOR devrait être renforcée à Brčko et la communauté internationale devrait s’abstenir d’une fausse urgence dans la réforme de la loi électorale de la Bosnie, au lieu de se concentrer étroitement sur l’amélioration de l’intégrité électorale. Le temps d’un changement constitutionnel global est après les élections de 2022.

Bodo Weber et Valery Perry

Source: An EU-US deal for Bosnia and Herzegovina’s disintegration

Alliance impie des nationalistes dans les Balkans

La Bosnie-Herzégovine devient de plus en plus un jouet pour les extrémistes. Les nationalistes croates et serbes ont formé une alliance. L’UE mise sur une politique d’apaisement et profite ainsi à la Russie.

Le président croate Zoran Milanovic aime le mode offensif. Surtout quand il s’agit de la Bosnie-Herzégovine, il ne connaît pas la miséricorde. Au milieu de la pandémie de la couronne, Milanovic s’est moqué du pays voisin avec un mépris non déguisé en décembre 2020: « Le savon » en Bosnie doit être utilisé en premier, puis « le parfum » – en d’autres termes: la partie musulmane du pays a d’abord besoin d’un nettoyage en profondeur. Ces tons racistes, loin de toute retenue diplomatique, viennent d’un État membre de l’UE. Certains critiques ont même parlé de jargon nazi.

Le président croate Zoran Milanovic aime le mode offensif. Surtout quand il s’agit de la Bosnie-Herzégovine, il ne connaît pas la miséricorde. Au milieu de la pandémie de la couronne, Milanovic s’est moqué du pays voisin avec un mépris non déguisé en décembre 2020: « Le savon » en Bosnie doit être utilisé en premier, puis « le parfum » – en d’autres termes: la partie musulmane du pays a d’abord besoin d’un nettoyage en profondeur

Peu de temps avant Noël, Milanovic a ajouté plus d’huile sur le feu. Cette fois, il y avait un chapitre très sensible de l’histoire de la Bosnie : le génocide de Srebrenica. Pour le président croate, le massacre de Srebrenica ne montre que des « éléments de génocide ». Selon lui, la notion de génocide est déjà très étendue, comme s’il n’y avait pas de critères en droit international pour les crimes visant à l’extermination de groupes ethniques ou religieux entiers. Compte tenu des innombrables verdicts relatifs aux crimes commis à Srebrenica, compte tenu de la masse de témoignages documentés devant le Tribunal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), ces déclarations sont scandaleuses.

Ils sont l’expression du refus généralisé de la Croatie d’affronter le passé. Le plus jeune membre de l’UE défend habilement son propre rôle dans la guerre de Bosnie. A ce jour, il n’y a pas de bilan critique de la politique agressive de feu le président Franjo Tudjman, qui s’est mis d’accord sur le partage de la Bosnie avec son homologue serbe Slobodan Milosevic en pleine guerre contre la Serbie.

Alliance impie des nationalistes: Dragan Covic et Milorad Dodik

Révisionnisme et agressivité

Et l’époque du régime fasciste oustachi, qui a commis des crimes aux côtés de l’Allemagne nazie, n’est presque officiellement pas mentionnée en Croatie. Les réinterprétations historiques révisionnistes, en revanche, sont répandues : dans un rapport international publié en 2019 par des universitaires de l’Université de Yale sur le révisionnisme de l’Holocauste, la Croatie est mentionnée comme l’un des précurseurs.

Depuis son adhésion à l’UE le 1er juillet 2013, la Croatie est devenue de plus en plus quelqu’un qui crée des problèmes dans Balkans occidentaux. La politique étrangère s’accompagne souvent de tons agressifs, en particulier envers le gouvernement de l’État bosniaque à Sarajevo. Au lieu de la réconciliation et du bon voisinage, la Croatie fait tout ce qui est en son pouvoir pour faire des anciens objectifs de guerre de Tudjman une réalité – cette fois par la diplomatie.

Depuis son adhésion à l’UE le 1er juillet 2013, la Croatie est devenue de plus en plus quelqu’un qui crée des problèmes dans Balkans occidentaux. La politique étrangère s’accompagne souvent de tons agressifs, en particulier envers le gouvernement de l’État bosniaque à Sarajevo. Au lieu de la réconciliation et du bon voisinage, la Croatie fait tout ce qui est en son pouvoir pour faire des anciens objectifs de guerre de Tudjman une réalité – cette fois par la diplomatie.

Système d’apartheid pour la Bosnie

Zagreb vise à créer une troisième « entité » en Bosnie, dominée par les Croates, analogue à la Republika Srpska. Cela affaiblirait davantage la nature multiethnique de la Bosnie et, en fin de compte, transformerait le système étatique du pays en un système d’apartheid.

Des représentants de l’Union démocratique croate (HDZ) au pouvoir en Croatie font pression à Bruxelles pour modifier la loi électorale de Bosnie-Herzégovine. L’objectif est de consolider le pouvoir du parti frère dans l’Etat voisin – et donc le sien. En Bosnie même, le HDZ extrémiste de Bosnie-Herzégovine (HDZ BiH) et son leader radical Dragan Covic coopèrent de plus en plus sans vergogne avec le parti du représentant serbe à la présidence de Milorad Dodik. Son parti, l’Alliance des sociaux-démocrates indépendants (SNSD), a fait les premiers pas il y a une semaine pour séparer la Republika Srpska de l’Etat bosniaque.

Le dilemme de la politique balkanique de l’UE

Et l’UE ? Elle ne réagit pas à la relativisation du génocide par le président croate. Il n’y a rien pour tenter de contrer l’action dangereuse dans les Balkans occidentaux. Au lieu de combattre les extrémistes, qui tiennent la Bosnie sous contrôle, le commissaire européen à l’élargissement, Oliver Varhelyi, de Hongrie, ainsi que son homologue néerlandaise Angelina Eichhorst, condescendent envers ceux qui tentent de perturber la paix européenne.

La Ministre allemande des affaires étrangères Annalena Baerbock demande de nouvelles sanctions contre Dodik

La nouvelle ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock fait pression pour des sanctions en réaction aux dernières mesures de sécession – mais le Premier ministre hongrois Viktor Orban l’exclut catégoriquement. Le populiste de droite islamophobe est même venu à Banja Luka et a manifestement soutenu l’instigateur de la guerre Dodik et sa politique dangereuse.

Il y a un dilemme visible de la politique actuelle de l’UE envers les Balkans : avec le commissaire à l’élargissement Varhelyi, le bras étendu d’Orban, en coopération avec d’autres acteurs ilibéraux de Zagreb, Ljubljana et Belgrade, maintient d’excellents contacts avec le gouvernement russe à Moscou. Ainsi, les attaques actuelles des extrémistes croates et serbes contre le système de paix en BiH ne sont pas un hasard : avec le déploiement de troupes russes à la frontière avec l’Ukraine, c’est le deuxième front ouvert par Vladimir Poutine pour déstabiliser l’Europe.

Et l’UE ? Elle ne réagit pas à la relativisation du génocide par le président croate. Il n’y a rien pour tenter de contrer l’action dangereuse dans les Balkans occidentaux. Au lieu de combattre les extrémistes, qui tiennent la Bosnie sous contrôle, le commissaire européen à l’élargissement, Oliver Varhelyi, de Hongrie, ainsi que son homologue néerlandaise Angelina Eichhorst, condescendent envers ceux qui tentent de perturber la paix européenne

Si l’UE, face à ces menaces, poursuit sa politique de compromis, le nouveau gouvernement allemand devra s’engager avant tout à mettre fin à la déstabilisation des Balkans occidentaux.
Jasmila Žbanić, réalisateur bosniaque, qui dans son film « Quo Vadis Aida » traite des omissions fatales de la communauté internationale avant et pendant le génocide de Srebrenica, prévient avec raison : « L’Occident doit tirer les leçons de sa programmation dans les années 1990 et réagir avant que la violence ne se reproduise. « 

Source: Što hrvatski predsjednik ima protiv Bosne?

September Briefing #2

 “I’m of the opinion that it’s okay to be silent, to not speak if you don’t have anything to say.”
Cate Blanchett


By Azra Isakovic

Tuesday, Sept. 21, 2021

Good Afternoon

Welcome to Your September Briefing #2

Featured

Chine – Les opérations d’influence chinoises – Un moment machiavélien, Paul Charon et Jean-Baptiste Jeangène Vilmer | IRSEM – RAMH | IRSEM

Books

UK – The Rise and Fall of the British Nation. A Twentieth-Century History, David Edgerton | Penguin Books
Neoliberalism – Market Civilizations, Quinn Slobodian & Dieter Plehwe | Zone Books | Princeton University Press
Neoliberalism – The Triumph of Broken Promises: The End of the Cold War and the Rise of Neoliberalism, Fritz Bartel | Harvard University Press

Must-Reads

FranceMiroir, mon beau miroir, dis-moi si je suis encore une grande puissance? Jean-Do Merchet | l’Opinion
China – China’s ’Dual Cycle’ development model and the digital revolution, Emily de La Bruyere | Hinrich Foundation
China – Is Evergrande « China’s Lehman moment »? by Adam Tooze
Europe‘Brussels as the new Moscow’ | International Politics & Society
Aukus The new Australia, UK, and US nuclear submarine announcement | Bulletin of the Atomic Scientists
AukusIs the AUKUS alliance meaningful or merely provocation? | Chatham House
Aukus The Observer view on Anglo-French relations, Observer editorial | The Guardian
AukusMaking waves in the Pacific: how Boris Johnson’s Global Britain went rogue, Simon Tisdall | The Guardian
Economy How and why the idea of a national economy is radical, David Edgerton [PDF]  
UK L’ascension, la chute… et l’éclatement de la nation britannique ?  ITW de David Edgerton, Louis de Catheu | GEG
Europe Europe’s reputation as a cosmopolitan haven has been exposed as a mirage, Hans Kundnani | The Guardian

Research & Analysis

GlobalGlobal Catastrophic – Risks 2021: Navigating the Complex Intersection | Global Challenges Foundation
UK/ChinaThe UK and China’s security and trade relationship: A strategic void. | UK Parliament
EU/US/China : Hybrid Multilateralism and the Limits of Prioritizing Values, Kerry Brown | GlobalSummitry

Podcasts

Is A Cold War With China Inevitable? Kerry Brown with Owen Jones 

September Briefing #1

I’m not a synonym – I’m a proper noun.
Clarice Lispector.


By Azra Isakovic

Sunday, September 5

Welcome to Your September Briefing #1

Featured

Chartbook on Shutdown #2: Writing in medias res, by Adam Tooze


Le nouveau visage du pouvoir, par Lorenzo Castellani | GEG

Books


Review – Shutdown: How Covid shook the world’s economy by Adam Tooze | The TLS
9/11 – The books of the last two decades show how America failed, Carlos Lozada | WaPo
Puissances mondialisées, Bertrand Badie | Éditions Odile Jacob
The New Apartheid – Sizwe Mpofu-Walsh,  NB Publishers
Adventure Capitalism , Raymond B Craib | PM Press
9/11 – The Terror of War, Samuel Moyn | The Nation


Must-Reads

9/11 – How we paid for the War on Terror, Adam Tooze
La menace de la gauche illibérale , Lorenzo Castellani | TEMPI
Inter pacem et bellum nihil medium, Céline Jouin | GEG
America Is Giving the World a Disturbing New Kind of War, Samuel Moyn | New York Times
Demain, la guerre de tous contre tous? Raffaele Alberto Ventura  | GEG
Video – Bruegel panel with Jean Pisani-Ferry, Sabine Weyand and Hélène Rey, Adam Tooze


China – How Much Does Beijing Control the Ethnic Makeup of Tibet? By Andrew M. Fischer | ChinaFile
China – The Power of the Party , Macabé Keliher | Boston Review

Research & Analysis

World Social Protection Report 2020  | ILO


The Internet and the Pandemic | Pew Research Center
Towards a New Paradigm in Open Strategic Autonomy? Eric Van den Abeele | ETUI
A year like no other, Gian Maria Milesi-Ferretti | Brookings Institution
Promoting Peace and Stability in the Maritime Order Amid China’s Rise, Rachel Esplin Odell | Quincy
The Future of the International System | CSIS

Podcasts

Tooze and Klein on Chinese Growth Miracles, Hyperinflation, and Napoleonic Authoritarians, by Jordan Schneider | China Talk

L’Inde, une puissance en tensions, par Sabine Jansen

L‘Inde, «de qui toute la terre a besoin et qui seule n’a besoin de personne », écrivait Voltaire dans l’Essai sur les mœurs (1756), possède un pouvoir d’attraction à la hauteur des mythes dont elle est porteuse. La littérature et, plus récemment, le cinéma ont contribué à forger ces images, entre cliché et réalité, qu’éveille toute évocation de l’ancien joyau de l’Empire britannique. De L’Inde sans les Anglais de Pierre Loti (1903), du Kim de Rudyard Kipling (19ÔO), à La Cité de la Joie de Dominique Lapierre pour la littérature, de La Révolte des Cipayes à Coup de foudre à Bollywood en passant par Gandhi, pour le cinéma, l’Inde lointaine habite nos imaginaires.

Pour le poète mexicain Octavio Paz qui y avait été ambassadeur, « l’Inde est plus vaste que le monde » et cette dimension la rend difficile à cerner. Immense (3,2millions de km2), populeuse (1,38 milliard d’habitants), plurielle (28 États et 8 territoires), l’Union indienne est aussi un miracle linguistique (plus de 1000 langues) et un chaudron religieux où coexistent hindouistes, bouddhistes, sikhs, musulmans, chrétiens… 1

Riche de tous les contrastes, la patrie de Gandhi, apôtre de la non-violence, est aussi celle où près de deux millions de femmes sont assassinées chaque année et où les conflits intercommunautaires sont parmi les plus meurtriers au monde. Présentée dans les manuels scolaires comme «la plus grande démocratie du monde », identifiée en 2001 par la banque d’investissement Goldman Sachs comme l’une des puissances émergentes à forte croissance du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), l’Inde est en proie aujourd’hui à de fortes secousses internes et à des défis extérieurs, susceptibles d’entacher son statut de « puissance fiable dépourvue d’ambitions hégémoniques »2.

Économie : brio et pesanteurs

Le slogan électoral du BJP (Bharatiya Janata Party, Parti du peuple indien) en 2014, «les beaux jours arrivent », n’est plus d’actualité. Certes, en 2019, le candidat du parti nationaliste hindou, Narendra Modi, a été réélu et reconduit comme Premier ministre de la cinquième puissance économique mondiale (devant la France), mais l’économie a connu la même année sa croissance la plus faible depuis sept ans (6,1%). La consommation intérieure, l’investissement privé et les exportations ont considérablement ralenti, alors que l’inflation flirte avec les 7 %. Le déficit budgétaire est de plus de 7 % et le niveau de la dette publique atteint 70 % du PIE, que la pandémie de la Cuvid-19 a fait chuter de 24 % en 2020, aggravant la situation.

Pourtant, l’Inde est devenue un géant, réalisant en l’espace de trente ans une réforme économique marquée par une libéralisation progressive, qualifiée de «furtive» en raison de sa prudence, mais qui n’en constitue pas moins une véritable révolution. Quatrième puissance agricole du monde, elle est le second plus important producteur de bétail. Si la part de l’agriculture a baissé ces dernières années, elle représente encore 15% du PIE et occupe 43 % de la population active.

Mais c’est d’abord le secteur tertiaire qui a porté le spectaculaire taux de croissance du pays depuis 2003 et qui contribue à 59 % de son PIB avec seulement 32 % de la main d’œuvre. Elle est une exportatrice majeure de services informatiques, brillant dans la création des logiciels comme dans la fourniture de services de sous-traitance commerciale, avec des pôles technologiques de premier plan (Hyderabad, Bengaluru). Le secteur manufacturier, adossé au charbon dont l’Inde est le troisième producteur, compte deux fleurons : le textile et l’industrie chimique. Plusieurs entreprises comme Tata, Arcelor Mittal ou l’Indian Space Research Organisation (lSRO) dans l’industrie spatiale attestent de son rayonnement économique mondial. Mukesh Ambani, classé cinquième fortune mondiale en 2020 par le magazine Forbes, symbolise la réussite indienne avec sa compagnie Reliance Industries Limited.

Il incarne le capitalisme de ces élites indiennes passées de l’industrie lourde traditionnelle, dont Ambani est l’héritier, aux Data et à la high-tech.
L’industrie emploie toutefois moins d’un quart de la main d’œuvre et représente à peine 26 % du PIE. En 2014, le gouvernement a lancé un plan « Make in India », assorti d’une autre injonction « Make for the World », avec l’ambition d’attirer les investissements étrangers. Les résultats se font pourtant attendre en raison d’une bureaucratie tatillonne, d’une corruption omniprésente et d’infrastructures de transports et de fourniture d’énergie insuffisantes. En 2020, le gouvernement a annoncé un plan de relance de 246 milliards d’euros assorti de réformes, visant à davantage d’autonomie et de souveraineté industrielle : l’Inde est certes la plus grande pharmacie de la planète mais 70 % des principes actifs utilisés par ses firmes sont fabriqués en Chine.
Pour y remédier, 24 « secteurs champions » ont été identifiés pour les dix ans à venir. Ils s’appuient sur les cinq corridors industriels ou économiques qui relient les plus grandes agglomérations, Delhi , Mumbai, Kolkata, Chennai, Bengaluru et Ahmedabad. Ces zones modernisées doivent contribuer à créer des emplois3 dans un pays où le chômage, estimé à au moins 6 % de la population, n’a jamais été aussi élevé depuis 45 ans. En 2018, la compagnie des chemins de fer indiens a reçu 25 millions de candidatures pour 90000 postes à pourvoir…

Pour lire la suite: L’Inde: une puissance singulière | Questions internationales N° 106 – Mars-avril 2021

Notes

1 Les données chiffrées et statistiques qui figurent dans cette ouverture sont celles données avec leurs sources par les auteurs dans les contributions qui suivent.
2 Isabelle Saint-Mézard,« L’Inde en Asie de l’Est: engagement sous réserve ? », Politique étrangère, 2-20 12, p.371.
3 Philippe Cadène et Yves-Marie Rault,« Les corridors industriels en Inde. Entre libéralisation du capital productif et stratégies de développement régional », EchoGéo [en ligne], 49/2019, mis en ligne le 23 octobre 2019, https://doi.org/IOAOOO/echogeo.17830

Think Tanks – Ifri et les think tanks français : apparition et essor Sabine Jansen | SoundCloud


Your Friday Briefing

“You can do everything with bayonets, but you are not able to sit on them”
Otto Von Bismarck


By Azra Isakovic

Friday, April 30, 2021

Good morning

Welcome to Your Friday Briefing

Featured

Imperialism – The Enduring Legacy of Kwame Nkrumah, An interview with William Shoki, Benjamin Talton, Anakwa Dwamena | Tribune

Books

France/Afrique – Le piège africain de Macron, Antoine Glaser, Pascal Airault | Fayard
Review – The influence of the Soviet economic model and the lessons for China  Branko Milanovic | Global inequality
Review – Kubrick’s Human Comedy, Andrew Delbanco | The New York Review of Books

Must-Reads

US – Biden’s 100-day strategy: Under-promise and over-deliver, Elaine Kamarck | Brookings
US – The Biden 100-Day Progress Report | Foreign Policy
US/Germany – Joe Biden’s 100 Days of Solitude: How Germany is botching the transatlantic restart with the new US administration, Thomas Kleine-Brockhoff and Andrea Rotter | IPQ
Egypt – Is History Coming for Sisi’s Regime?  Robert Kaplan | Foreign Policy
India – India’s ‘Scenes From Dante’s Inferno’  Zarir Udwadia | Financial Times
China – The Hidden Weakness of China’s Military  Steve Sacks | The Diplomat
US/China – How to Fight a Maritime War Against China  James Holmes | 1945
India – India’s Covid Tsunami  Shashi Tharoor | Project Syndicate
China – China Grows Military Education Diplomacy in Cen. Asia  Erica Marat | PONARS
US/Taiwan/China – Washington Avoids Tough Questions on Taiwan and China  Charles Glaser | FA
Germany/Climate – ‘Historic’ German ruling says climate goals not tough enough, Kate Connolly | The Guardian
EU/China – The Belt and Road Initiative: Forcing Europe to Reckon with China? Jennifer Hillman and Alex Tippett | Council on Foreign Relations

Research & Analysis

Arms Control – The Future of Strategic Arms Control, Rebecca Lissner | Council on Foreign Relation
Digital/Security – Quantifying Risk: Innovative Approaches to Cybersecurity, Adam Bobrow | GMF
Health/Global – Pandemic preparedness and response: Beyond the WHO’s Access to COVID-19 Tools Accelerator, Kaushik Basu, Lawrence Gostin and Nicole Hassoun | Brookings
EU – The EU’s arms control challenge, Clara Portela | EUISS

Podcast

100 premiers jours de Biden – Joe Biden, le révolutionnaire qu’on n’attendait pas | L’Heure du Monde

Your Thursday Briefing

There are no extraordinary men… just extraordinary circumstances that ordinary men are forced to deal with.
William Halsey


By Azra Isakovic

Thursday, April 29, 2021

Good afternoon

Welcome to Your Thursday Briefing

Featured

Review – Portrait of the philosopher as a young man, by Branko Milanovic | Global inequality

Books

Biography – “Karl Marx and the Birth of Modern Society”  Michael Heinrich | Monthly Review
Recension/Histoire – Histoires d’Algérie par Étienne Augris | La Vie des idées

Must-Reads

US/EU – A Transatlantic Tally, Katharina Emschermann | Internationale Politik Quarterly
Global – Strengthening the G-20 in an era of great power geopolitical competition, Colin I. Bradford | Brookings
UK – Can the UK be secure if Europe is not? The UK’s (un)Integrated Review, Ian Bond | Centre for European Reform
US/Corruption – Corruption Is a National Security Threat. The CROOK Act Is a Smart Way to Fight It. Senator Roger F. Wicker and Senator Ben Cardin | Just Security
Western Balkans  – The Balkans’ demons of ethno-nationalism, Ralf Melzer | IPS
China/Russia/Turkey – Relegating the “Russia Problem” to Turkey, Emil Avdaliani |  CEPA
Russia/India – Putin pledges medical aid to India in phone call with Modi | China Xinhua News
Climate change: What has Biden promised to do? And is it enough? Oliver Milman | Bulletin of the Atomic Scientists
Secret agreements: How Frontex is helping to drag migrants back to Libyan torture camps | DER SPIEGEL
Biden’s First 100 Days – Has Biden Repaired Trust with the EU? Rosa Balfour | Carnegie Endowment
Biden’s First 100 Days – Has Biden Made the Right Calculation on Russia? Dmitri Trenin | Carnegie Endowment

Research & Analysis

EU – Strategic autonomy and the transformation of the EU: New agendas for security, diplomacy, trade and technology, Niklas Helwig et al. | Finnish Institute of International Affairs
China/Russia/Central and Eastern Europe – Partnership Without Substance: Sino-Russian Relations in Central and Eastern Europe, Bobo Lo and Edward Lucas | CEPA

Podcasts

Visioconférence – Annegret Kramp Karrenbauer, Ministre allemande de la Défense, 20 avril 2021 | Ifri/ Fondation Konrad-Adenauer

Your Wednesday Briefing

« A generation which ignores history has no past and no future. »
Robert Heinlein


By Azra Isakovic

Wednesday, April 28, 2021

Good morning

Welcome to Your Wednesday Briefing

Featured

US – Why Joe Biden’s Afghanistan withdrawal doesn’t mark the end of America’s “forever war” Samuel Moyn | New Statesman World

Books

Philanthropie – Philanthropes en démocratie par Anne Monier | Puf/Vie des idées
Life – A Day in the Life of Abed Salama, Nathan Thrall | The New York Review of Books
Médias –  L’Information est un bien public Julia Cagé, Benoît Huet | Editions du Seuil

Must-Reads

Human Rights – Rights Group Hits Israel With Explosive Charge: Apartheid, Patrick Kingsley | The New York Times
Human Rights – Abusive Israeli Policies Constitute Crimes of Apartheid | Human Rights Watch
Médias –  « L’information est un bien public » : le plan de bataille pour la probité et la liberté des médias, par Aude Dassonville | Le Monde
EU/Technology – The EU path towards regulation on artificial intelligence, Valeria Marcia and Kevin C. Desouza | Brookings
UK – Moving Past the Troubles: The Future of Northern Ireland Peace, Charles Landow and James McBride | CFR
India – India’s Catastrophe: Illness, Everywhere  Jeffrey Gettleman | New York Times
Russia – The Urgent Need for Improved Cyber Defense  Paul Kolbe | Russia Matters
China/US – China Is Wrong About U.S. Decline  Martin Wolf | Financial Times
Russia/ Czech Republic – Russian State Terrorism Has Triggered the Biggest Fallout with the Czech Republic since 1989, Adéla Klečková | GMF
EU/Defence – Charting a new course: How Poland can contribute to European defence Karolina Muti | ECFR
China/Taiwan – Could China Blockade Taiwan?  Simon Leitch | National Interest
China/US – Four Ways a China-U.S. War at Sea Could Play Out  James Stavridis | Bloomberg
US/Biden – Biden’s Philosophy of “As If” | Bruno Maçães
US/Biden – Biden’s Dreampolitik at Home and Abroad, Bruno Maçães | American Affairs Journal | American Affairs

Research & Analysis

Corruption/Europe – How to fight corruption and uphold the rule of law, Carmino Mortera-Martinez | Centre for European Reform/Open Society Institute
Israel – “A Threshold Crossed: Israeli Authorities and the Crimes of Apartheid and Persecution,” | Human Rights Watch
UK/EU/Germany – Germany, the EU and Global Britain: So Near, Yet So Far: How to Link “Global Britain” to European Foreign and Security Policy, Claudia Major and Nicolai von Ondarza | SWP

Podcasts

Climate – How Radical Is President Joe Biden On Climate? Aaron Bastani & Adam Tooze | Downstream

Your Tuesday Briefing

« We are not makers of history. We are made by history. »
Martin Luther King, Jr.


By Azra Isakovic

 Tuesday, April 27, 2021

Good morning

Welcome to Your Tuesday Briefing

Featured

US Foreign Policy –  Understanding the Kennan Consensus Robert Kaplan | National Interest

Books

War in Abkhazia – Mobilizing in Uncertainty – Collective Identities and War in Abkhazia, by Anastasia Shesterinina | Cornell Press
Slavic Studies –  Witchcraft in Russia and Ukraine, 1000–1900, Edited by Valerie A. Kivelson and Christine D. Worobec  | Cornell Press
À propos de : Paul Chauvin, L’obligation militaire sous l’Ancien Régime | Institut Universitaire Varenne, par Sümbül Kaya | La Vie des idées

Must-Reads

Germany – Angela Merkel Has Been in Power for 15 Years. What Comes Next? Anna Sauerbrey | The New York Times
EU/Technology – EU outlines wide-ranging AI regulation, but leaves the door open for police surveillance, James Vincent | The Verge
US/Japan – Defense Ties With Japan, U.S. Needed  Yao Chung-yuan | Taipei Times
China/Taiwan – China’s Pineapple Ban Shows Taiwan’s Vulnerability Shang-su Wu | EA Forum
US/China – Without Trade Strategy, There’s No Winning Against China  F. Kempe | AC
US – Joe Biden’s First 100 Days Reshaped America, Jonathan Chait | New York Magazine
Ukraine – Ukraine is an intractable problem, made worse by a lack of strategy, Iulia Joja | The Hill
Climate/US/Europe – New US climate strategy opens up old faultlines with Europe, Mehreen Khan, Leslie Hook, Victor Mallet and Katrina Manson | Financial Times
Nuclear Secrecy – Alex Wellerstein pulls back the curtain on nuclear secrecy Dr. Susan D’Agostino | Bulletin of the Atomic Scientists  


Research & Analysis

US/EU/Afghanistan – A transatlantic charter on Afghan sovereignty, security, and development, Shaharzad Akbar, Madeleine Albright and Federica Mogherini, et al. | Atlantic Council
Libya – Libya’s Flawed Unity Government, Wolfram Lacher | SWP Berlin
EU/India – India: An Ambivalent Partner for the West, Christian Wagner, Jana Lemke | SWP Berlin
Europe/Technology – Europe’s Capacity to Act in the Global Tech Race, Kaan Sahin and Tyson Barker | DGAP

Podcasts

Tchad – Mort d’Idriss Déby : une perte stratégique pour la France avc Alain Antil | RTL France
Global Security Briefing – Germany and the Future of European Security | RUSI